Aperçu

En 2014, la législature et le gouverneur de la Californie ont adopté la Loi sur la gestion durable des eaux souterraines (SGMA), qui encourage les agences locales à jouer un rôle de premier plan dans la gestion de leurs ressources locales en eaux souterraines. L’objectif de la SGMA est d’exiger des pratiques durables de gestion des eaux souterraines à l’échelle de l’État, ce qui offrira un tampon contre la sécheresse et les changements climatiques.

Le Département des ressources en eau de Californie (DWR) a priorisé tous les bassins d’eau souterraine selon les critères suivants établis à l’article 10933(b) du Code de l’eau de la Californie) :

  1. La population recouvrant le bassin,
  2. Le taux de croissance actuel et projeté de la population recouvrant le bassin,
  3. Le nombre de puits d’approvisionnement public qui puisent dans le bassin,
  4. Le nombre total de puits qui puisent dans le bassin,
  5. Les terres irriguées qui recouvrent le bassin,
  6. Dans quelle mesure la population sou-jacente dépend de l’eau souterraine comme source principale d’eau,
  7. Impacts documentés incluant le découvert, le subsidence, l’intrusion saline et d’autres dégradations de la qualité de l’eau,
  8. D’autres informations jugées pertinentes par le DWR, incluant les impacts négatifs sur l’habitat local et les débits des cours d’eau locaux.

Les classements possibles sont très bas, bas, moyen et élevé. La conformité à la SGMA exige que les agences locales créent des Agences de durabilité des eaux souterraines (GSA) pour les bassins d’eaux souterraines à priorité moyenne et élevée au plus tard le 30 juin 2017 et adoptent un Plan de durabilité des eaux souterraines (GSP) au plus tard le 31 janvier 2022. Le tableau de bord de priorisation des bassins DWR présente les résultats et les scores de tous les bassins d’eau souterraine.


 

Bassins d’eau souterraine

    Le bassin phréatique de la vallée d’Owens est classé faible avec 12,5 points de priorité selon la priorisation finale de 2019 basée sur les modifications des limites du bassin de 2018.

    Bien que l’OVGB ne soit pas considéré comme jugé dans son ensemble, l’article 10720.8(c) du Code de l’eau de la Californie stipule que les parties de l’OVGB gérées selon l’Accord Inyo/Los Angeles sur l’eau doivent être considérées comme jugées et sont donc exemptées de la SGMA.

    Le bassin de Santa Monica (bassin DWR 4-11.01) Couvre une superficie de 32 100 acres (50,2 milles carrés) dans la région côtière du comté de Los Angeles. Elle est bordée à l’ouest par l’océan Pacifique; la faille d’Inglewood à l’est; des roches imperméables des montagnes Santa Monica au nord; et l’escarpement de Ballona au sud. Pour plus d’informations techniques sur le bassin de Santa Monica, veuillez cliquer sur la fiche d’information publiée par le DWR.

    Comme illustré à la Figure 1, le bassin de Santa Monica se trouve sous les villes de Los Angeles, Santa Monica, Culver City et Beverly Hills ainsi que des portions du comté non incorporé de LA. Dans la ville de Los Angeles, le bassin est sous-jacent aux districts du conseil 5 et 11.

    Le bassin de Santa Monica a été classé comme un bassin de priorité moyenne par le DWR et doit donc se conformer à la SGMA par l’élaboration d’un Plan de durabilité des eaux souterraines (GSP). Le LADWP a formé une GSA avec les agences mentionnées ci-dessus afin d’assurer une couverture continue sur l’ensemble du bassin de Santa Monica. La ville de Santa Monica est le principal producteur municipal d’eau souterraine provenant du bassin de Santa Monica; elle agit donc comme agence de coordination de la GSA et dirige les efforts de développement du GSP. Plus d’informations concernant l’Agence de durabilité des eaux souterraines du bassin de Santa Monica (SMBGSA) sont disponibles sur le site Web de la GSA de la Ville de Santa Monica.

    Santa Monica GSA Map
    Figure 1: Santa Monica Basin

    Une fois qu’une GSA a été formée, elle est alors responsable de la création d’un Plan de durabilité des eaux souterraines (GSP) pour le bassin. Le développement d’un GSP sera un processus itératif où des évaluations techniques et de gestion seront menées et vérifiées par les parties prenantes de l’Agence de durabilité des eaux souterraines (GSA).  Le flux de travail peut être organisé logiquement en tâches qui correspondent aux éléments requis énoncés dans les règlements.  Les tâches sont évaluées dans l’ordre, et les produits de travail sont intégrés séquentiellement dans un plan de soumission au DWR.  Le GSP est tenu de traiter les « résultats indésirables » potentiels dans le bassin et d’identifier des stratégies de gestion qui atténuent et/ou préviennent les conséquences indésirables à l’avenir.  Six résultats indésirables sont définis dans les règlements comme suit :

    1. Baisse chronique des niveaux d’eau souterraine (sans compter les découverts pendant une sécheresse si le bassin est autrement géré).
    2. Réduction significative et déraisonnable du stockage des eaux souterraines.
    3. Intrusion importante et déraisonnable d’eau de mer.
    4. Qualité de l’eau dégradée de manière significative et déraisonnable, y compris la migration de panaches contaminants qui nuisent aux approvisionnements en eau.
    5. Un affaissement important et déraisonnable du terrain qui nuit de façon substantielle à l’utilisation des sols de surface.
    6. L’épuisement des eaux de surface interconnectées a des impacts négatifs importants et déraisonnables sur les usages bénéfiques de l’eau de surface.
    Expected Workflow for Groundwater Sustainability Plan Development
    Expected Workflow for Groundwater Sustainability Plan Development

    La figure 3 décrit ce flux de travail attendu pour le développement d’un GSP.  Le flux de travail est organisé selon l’article 5 du règlement GSP et présente une trajectoire d’engagement des parties prenantes appuyée par une analyse technique.  Le GSP progressera séquentiellement d’une discussion administrative initiale à une discussion sur la fixation du bassin pour établir une « base » technique.  Ensuite, la GSA travaillera à définir et défendre des objectifs de gestion durable; appliquer ces objectifs et critères de durabilité aux seuils et actions de gestion potentiels; et élaborer un plan pour la mise en œuvre d’actions de gestion sélectionnées.  Le nombre de « séances » avec les parties prenantes nécessaires pour traiter les différentes composantes du GSP n’est pas prédéfini, ni le niveau de soutien technique nécessaire.   Cela dépendra du nombre et de la complexité des questions abordées dans le GSP.